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étude marketing . tables rondes . micro-trottoir

 

[ études & marketing ]

"Construire un audit de marché, c'est fonder une démarche prospective sur la mesure de la performance et du risque".

Segmentation marketing

S ' i n f o r m e r

1 Étude descriptive du marché : position quantitative de l'offre sur le marché existant - familles d'offreurs - décrire et dénombrer

  • Parc de loisirs, parc thématique, parc de site : un succès attendu
« À coté des jardins zoologiques et des musées, les parcs de loisirs qu'il faut distinguer des parcs thématiques et des parcs de site, comme le genre de l'espèce ont fait depuis une dizaine d'années une entrée remarquée dans le paysage national. En 1998 avec 70 établissements ils accueillirent 25 millions de visiteurs dont 12.5 millions pour le seul Disneyland Paris. 55% de leur clientèle est d'origine étrangère et la moitié de leur fréquentation est aujourd'hui assurée par des unités ouvertes au public depuis le milieu des années 1980. Tandis qu'en l'espace de deux ans, de 1996 à 1998 leur fréquentation a augmentée de plus de 13% ils engendrent aujourd'hui un chiffre d'affaires de 5 milliards de francs (à comparer avec le marché Nord Américain de 160 millions de visiteurs annuels pour un chiffre d'affaires de 28 milliard de dollars) Entre 1992 et 1997 le marché français des parcs de loisirs a connu une croissance annuelle moyenne de l'ordre de 6% et d'ici l'année 2000 les observateurs pensent que son chiffre d'affaires se stabilisera autour de 10% par an avant de redescendre à 7-8% pour la période 2000-2005, phase durant laquelle le marché aura atteint sa maturité. »
  • Les explorateurs, les agronomes et les mémorialistes : typologie des familles d'offreurs

« Nous avons cherché derrière cette diversité une certaine logique des intentions qui nous a permis d'isoler trois familles d'entrepreneurs : les explorateurs, les agronomes et les mémorialistes.

Ces maillages successifs ont l'avantage d'éclairer de manière plus fine un certain nombre de réalités. On notera tout d'abord la diversité relative des sous-groupes à l'intérieur de chaque famille, les agronomes arrivent en tête avec 10 sous-groupes suivis par les explorateurs, 8 sous-groupes enfin les mémorialistes avec 5 sous-groupes présentent l'ensemble le moins diversifié. Si maintenant nous prenons en compte la " dispersion " entre le premier et le dernier des sous-groupes, le classement sera légèrement différent, le groupe des mémorialistes dominent avec un différentiel d'inertie de 93%, suivi par le groupe des explorateurs dont le différentiel d'inertie de 90% situe celui des agronomes et ses 88% en dernière position. La dispersion à l'intérieur de chacun des groupes augmente donc en proportion de leur diversification. Un autre constat est lié à la disparition de la catégorie fourre-tout de " jardin zoologique " qui permet une meilleure appréciation du marché. Ainsi on aura remarqué que les aquariums publics sont co-leaders des parcs animaliers, au sens restreint du terme alors qu'à l'origine les données brutes de leur fréquentations respectives jouaient en défaveur des premiers. Enfin avec 58% du " marché " les explorateurs se démarquent nettement des autres familles représentées, soit parce qu'ils sont mieux adaptés à la demande touristique, soit que leurs concurrents l'a considère encore comme une activité marginale par rapport à leur activité principale (cas probable des agronomes) ou qu'à l'image de certains des sous-groupes des mémorialistes à la recherche d'un second souffle il leur faille investir dans des opérations de prestige. »

  • Flexibilité des produits et demande de courts séjours
« Mais le boom des aquariums publics en France à partir des années 80 tient à la conjonction de facteurs tout à fait spécifiques, c'est d'abord la montée en puissance des parcs à thème sur un marché alors inexistant, c'est ensuite la cohérence du produit lui-même déclinable selon ses multiples facettes, esthétiques, ludiques, pédagogiques, expérimentales, qui offre un substitut efficace aux courts séjours dans des contrées exotiques comme au déclin relatif des salles de cinéma, c'est enfin la mise au point de techniques nouvelles permettant la réalisation de bassins géants à un "coût raisonnable" presque sans contrainte de "Design". »
  • des complexes aux finalités croisées : touristiques, économiques, scientifiques

« Robert Spizzichino, président du directoire de Partenaires Développement lorsqu'il analyse la situation française voit à l'horizon 2005 se profiler trois catégories d'équipements urbains :

  • des structures multifonctionnelles, récréatives, pédagogiques et culturelles auxquelles répondent déjà certains centres de la mer comme l'Océanopolis à Brest et Nausicaa à Boulogne-sur-Mer.
  • des musées ou des centres d'interprétation illustrant le renouveau d'intérêt pour l'histoire et sa muséographique avec les exemples du Mémorial de Caen, l'Historial de Péronne, les cinq musées de la civilisation industrielle de Mulhouse, le musée d'Art sacré de Rocamadour, le port-musée du bateau de Douarnenez.
  • de grands complexes urbains et périurbains aux finalités croisées, touristiques, économiques, scientifiques associant le monde de l'entreprise et le réseau universitaire régional sur le modèle du Futuroscope de Poitiers, dans cette catégorie figurent l'Escale Atlantique de Saint-Nazaire, la Cité de la mer de Cherbourg, la cité de l'espace de Toulouse, le Bioscope d'Alsace, les Portes de la Méditerranée à Montpellier, l'espace multipolaire de la mer à Lorient.

Mais les évolutions du produit lui même conditionnent un autre type d'exploitation beaucoup plus proche de l'intégration effective des services marchands et non marchands dans le cadre de l'exposition que ne le laissait supposer les applications traditionnelles du concept de resort. On repère ainsi la naissance de véritables systèmes de contrôle des flux dont la logistique s'inspire de celle des aéroports, des centres commerciaux ou des gares ferroviaires. Parallèlement ces modèles d'organisation de l'espace induisent l'apparition d'une activité commerciale diffuse tout au long du parcours de visite selon des pratiques qui rappellent le fonctionnement des centres de profit implantés sur ces lieux de grand passage, boutiques cadeaux et Relais H, cafétéria et restauration rapide. Il est clair que ce mouvement est amené à se développer à partir de la reproduction d'isolats naturels (forêt tropicale humide, mangrove, lagon,...) offrant sur leur parcours un maillage de services fonctionnant en circuit fermé. »


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