| « Optimisation, arbitrage, développement sélectif : tout ces termes disent assez combien les opérateurs sont confrontés régulièrement au difficile exercice qui consiste à lancer un nouveau produit en profitant des "parts de marché résiduelles" gagnées sur des segments de marchés établis, cinéma et voyagistes d'un côté, parascolaires et tourisme d'affaires de l'autre. Chacun de ces groupes dans cet espace inédit va se comporter selon des habitudes qui lui sont propres ; libre au grand public de se projeter dans un village-vacances, aux scolaires de mimer les pratiques des visiteurs de musée et aux hommes d'affaires de se croire reçus dans un Palais des congrès un peu particulier. Si nous faisons coïncider les types de structures que nous avons passés en revue avec ces attitudes fondées sur le jeu, le respect et le conformisme social alors il est clair que les parcs aquarium seront plus orientés grand public, les fondations davantage tournées vers les scolaires et les technopôles mieux à même de jouer la carte du tourisme d'affaires. Comme tout média nouveau, "le produit aquarium" génère une compétition entre des publics que ne satisfait plus leur marché traditionnel, clients et investisseurs inclus.
En anticipant les évolutions profondes des marchés, ils ont la capacité d'induire la demande pour maximiser l'exploitation d'une thématique porteuse et de se désengager dès les premiers signes de fléchissements. Le profit réalisé sert alors à mobiliser plus efficacement les allocations de ressources sur des "concepts innovants". Il y a de ce point de vue une histoire des parcs thématiques qui débute avec l'exploration du monde des sensations via les installations foraines, les parcs animaliers ou aquatiques, se poursuit dans l'exacerbation de l'onirisme grâce au pouvoir des images pour se retrouver autour de la célébration de valeurs écologiques avant d'évoluer prochainement vers une recherche de bien-être, d'équilibre et d'énergie. » |